5 milliards de supporters, et moi, et moi, et moi
De part son ampleur, la Coupe du monde 2026 promet de faire vivre aux fans de foot une expérience hors-norme. Et si le supporter était devenu le premier actif du foot ?
La Coupe du monde a toujours été plus qu’une compétition de football. À bien des égards, elle demeure l’un des rares événements capables de rassembler des milliards d’individus autour d’une même émotion. Mais celle qui s’ouvre cette semaine au Mexique, aux États-Unis et au Canada annonce un changement d’échelle inédit. Avec 48 équipes, 104 matchs répartis sur trois pays et 16 villes hôtes, la FIFA a vu les choses en grand. Très grand. Plus qu’un tournoi, ce Mondial hors norme ressemble à une immense plateforme de divertissement pensée pour mobiliser les fans bien au-delà des stades.
Symbole de cette ambition : le FIFA Fan Festival. Déployé dans treize villes hôtes et conçu comme le point de rassemblement des supporters sans billet, le dispositif dépasse largement le cadre de la retransmission sportive. : concerts, spectacles, activations de marques, expériences immersives, restaurations et animations culturelles : la FIFA transforme chaque ville en terrain de jeu événementiel permanent. Les matchs restent le cœur du réacteur, mais tout autour, c’est un écosystème d’expériences qui se met en mouvement pour faire vivre la Coupe du monde partout, tout le temps.
Cette évolution n’a rien d’anecdotique. Dans le sport moderne, la fan expérience est devenue un levier stratégique majeur pour créer de l’émotion, de l’engagement, du souvenir… et davantage de revenus, évidemment. Le supporter moderne est tout autant un fan, un créateur de contenu, un ambassadeur. Comme les communicants aiment à le dire, chaque interaction doit devenir une expérience mémorable. La formule peut sembler usée, mais elle illustre on ne peut mieux la réalité du sport business contemporain.