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Une Coupe du monde peut en cacher une autre


Les Bleus ont privé la France d’une immense fête populaire. Et si les prochains champions célébrés sur les Champs-Élysées venaient finalement de l’e-sport ?

Une Coupe du monde peut en cacher une autre
Une Coupe du monde peut en cacher une autre

Tout était prêt. La France attendaient ses héros. Les Champs-Élysées se préparaient à revivre l’un de ces parades dont elle a le secret. La Patrouille France n’attendait que le feu vert pour colorier le ciel parisien de bleu, de blanc et de rouge. Les professionnels de l’événement imaginaient déjà transformer la place Charles-de-Gaulle en place de la Troisième Étoile… Quant aux plus jeunes, ils se voyaient déjà troquer leur maillot de 2018 ou de 2022 contre celui de 2026. Trois Coupes du monde, trois finales. On touchait presque au fantasme collectif. Le pays allait s’embraser pour de bon…

Tanguy Leclerc - © D.R.
Tanguy Leclerc - © D.R.

Et puis l’Espagne est passée par là. En quatre-vingt dix minutes d’une corrida diabolique, le scénario a fini à la poubelle. Les Alpha Jet resteront au hangar, les confettis dans les cartons et la ferveur populaire s’est évaporée. Adieu la fête. Bonjour tristesse.

Au-delà d’un trophée, une victoire en Coupe du monde aurait offert à la France un immense moment de communion, des images destinées à faire le tour du monde et une nouvelle démonstration de notre savoir-faire lorsqu’il s’agit de célébrer les grands exploits sportifs.

Mais une Coupe du monde peut en cacher une autre.

Pendant que Mbappé et sa bande rentrent prématurément à la maison, plus de 2000 joueurs représentant près de 200 clubs sont actuellement réunis Porte de Versailles pour l’Esports World Cup. Et dans les milieux autorisés, certains soufflent déjà l’idée d’une célébration sur les Champs-Élysées début août, à l’issue de la compétition. Il s’agirait là d’une petite révolution. Car si cette parade venait à voir le jour, elle ne célébrerait pas seulement le sacre de nouveaux champions. Elle ferait sortir l’e-sport de ses arènes, de ses écrans et de sa communauté de passionnés pour l’installer au cœur de l’imaginaire collectif. Des tribunes virtuelles à la plus belle avenue du monde, il n’y aurait alors qu’un pas. Mais quel pas.

* L’image qui illustre cet éditorial a été conçue à l’aide de l’IA.