Stratégies

Les 40 ans de Crédit Agricole Assurances à Paris La Défense Arena : un événement qui a fait date


Frédéric Allaux, directeur de la communication et de la RSE de Crédit Agricole Assurances, revient sur un moment fédérateur hors norme orchestré fin 2025 : l’expérience intense vécue par 6 000 collaborateurs réunis lors d’un événement inédit placé sous le signe de l’engagement collectif.

Les 40 ans de Crédit Agricole Assurances à Paris La Défense Arena : un événement qui a fait date
Les 40 ans de Crédit Agricole Assurances à Paris La Défense Arena : un événement qui a fait date

Ce fut l’un des événements corporate les plus marquants de l’année 2025. D’ailleurs le jury de la 4e Nuit de l’Événementiel ne s’y est pas trompé en lui attribuant le trophée Argent dans la catégorie « Dispositifs de communication interne ». Imaginée et orchestrée par l’agence Auditoire, la célébration des 40 ans de Crédit Agricole Assurances à Paris La Défense Arena, le 25 Novembre dernier, a fait vivre aux 6000 collaborateurs venus du monde entier une expérience galvanisante, marquée par l’émotion, la fierté et le partage.

Frédéric Allaux, directeur de la communication et de la RSE, dévoile les coulisses de cet anniversaire mémorable.

Frédéric Allaux - © D.R.
Frédéric Allaux - © D.R.

Pouvez-vous nous présentez l’activité de Crédit Agricole Assurances ?

F.A. : Crédit Agricole Assurances est une entreprise qui a 40 ans d’existence et qui est l’assureur intégré du groupe Crédit Agricole. Nous avons progressivement déployé différents métiers, en nous appuyant sur nos banques partenaires. Aujourd’hui, l’assurance est devenue un pilier stratégique dans le modèle relationnel avec nos clients mais également au service du développement du Groupe, en contribuant significativement à ses résultats.

C’est-à-dire ?

F.A. : L’assurance représente désormais environ 25 % du résultat net part du groupe. Elle constitue également un levier majeur de commissions pour nos réseaux distributeurs, notamment les Caisses régionales du Crédit Agricole et LCL. Enfin, l’assurance est un service qui apporte de la satisfaction à nos clients et contribue à leur fidélisation.

Combien avez-vous de clients ?

F.A. : Nous comptons environ 19 millions de clients. Contrairement à une idée reçue l’assurance ne se limite pas aux seuls contrats dommages : elle englobe aussi l’épargne, la retraite, la prévoyance et l’assurance emprunteur. Ces activités se sont construites progressivement, par enrichissement successif des expertises, jusqu’à constituer aujourd’hui un modèle diversifié et ouvert à l’international, avec une présence dans 10 pays.

Crédit Agricole Assurances s’est construit par étape, métier par métier, sans véritable moment fédérateur à grande échelle.

Au-delà du cap symbolique des 40 ans, pourquoi avoir choisi de célébrer cet anniversaire à travers un dispositif aussi ambitieux ?

F.A. : Parce que cette diversité et cette histoire n’avait jamais été célébrée et incarnée à l’échelle de l’ensemble de l’entreprise. Crédit Agricole Assurances s’est construit par étape, métier par métier, sans véritable moment fédérateur à grande échelle. Le précédent projet d’entreprise avait été lancé à distance, pendant le COVID, et nous avions à cœur de réunir l’ensemble du collectif autour de notre nouveau projet, avec une ambition claire : faire vivre l’expérience de l’entreprise commune.

Quel est le nom de ce nouveau projet d’entreprise ?

F.A. : Il s’intitule « Façonner demain ». Nous l’avons construit dans une logique de co-construction, impliquant collaborateurs et parties prenantes. Pendant 18 mois, nous avons mené un travail de prospective pour définir une vision à dix ans, intégrant des enjeux majeurs comme le changement climatique, l’évolution démographique ou encore les transformations numériques. Cela a permis de formaliser une vision à 10 ans et un projet opérationnel à horizon 2030.

L’événement a réuni 6000 collaborateurs venus du monde entier - © Stephane Sby Balmy Stephane Sby Balmy
L’événement a réuni 6000 collaborateurs venus du monde entier - © Stephane Sby Balmy Stephane Sby Balmy

Combien de collaborateurs avez-vous réunis à Paris La Défense Arena ?

F.A. : 6 800 collaborateurs ont été invités. La question du lieu était donc déterminante. Paris La Défense Arena s’est imposée par sa capacité et sa modularité, permettant à la fois une plénière immersive et un espace adapté à une soirée réunissant plusieurs milliers de personnes.

Comment est né le concept « Pump It Up » ?

F.A. : Nous avions un brief très clair : créer un moment énergisant, à rebours des formats institutionnels. Au cours d’une période marquée par un environnement confus et parfois anxiogène, nous voulions insuffler une dynamique positive et collective. Le concept « Pump It Up » incarne cette volonté, avec une approche centrée sur l’énergie et l’enthousiasme.

Comment avez-vous rendu la plénière participative ?

F.A. : Nous voulions que les collaborateurs soient pleinement acteurs. Nous avons donc mobilisé des « ambianceurs » internes, intégré des formats interactifs et valorisé les talents internes, notamment avec un groupe musical en ouverture de la partie plénière. Les prises de parole ont été courtes, rythmées et ponctuées de contenus variés. Nous avons également associé intervenants internes et externes pour enrichir les échanges.

L’assureur  a mobilisé des « ambianceurs » internes et intégré des formats interactifs. - © D.R.
L’assureur a mobilisé des « ambianceurs » internes et intégré des formats interactifs. - © D.R.

Quelles places ont occupé les collaborateurs sur scène ?

F.A. : Une place centrale, puisque la quasi-totalité du temps de parole leur était consacré et ce sont eux qui ont porté l’expression de nos nouvelles orientations stratégiques. C’était un choix fort pour incarner concrètement notre collectif.

Quels messages clés souhaitiez-vous faire passer ?

F.A. : Avant tout, un message de cohésion et de confiance. De plus, réunir tous les collaborateurs impliquait un défi et une certaine audace, car nous avons fait le choix d’inviter l’ensemble de nos équipes mobilisées sur la gestion des sinistres, en faisant le pari de ne pas avoir d’évènement climatique majeur ce jour-là. Pour gérer les opérations habituelles, nous avons mis en place une continuité de service pour garantir la qualité de prise en charge des clients, en lien avec nos partenaires

Nous souhaitions avant tout éviter un événement trop institutionnel et descendant.

Quelles étaient vos lignes rouges dans l’organisation de cet événement ?

F.A. : Éviter un événement trop institutionnel et descendant. Nous avons privilégié un format vivant, incarné et collectif, avec la totale adhésion de nos dirigeants.

Qu’est-ce qui différencie aujourd’hui Crédit Agricole Assurances sur son marché ?

F.A. : Notre orientation résolument orientée client et que nous partageons avec nos banques partenaires. Cela s’exprime par une chaleur ajoutée supplémentaire lorsque ceux-ci sont confrontés à un sinistre ou un accident de la vie. Dans ces moments, nos équipes déploient des qualités humaines remarquables.

Quelle place a occupé la RSE dans cet événement ?

F.A. : Une place centrale. Nous avons privilégié des prestataires engagés, des circuits courts et limité le gaspillage. L’enjeu principal concernait l’empreinte carbone, notamment liée aux déplacements : le train a été privilégié en France, et les déplacements internationaux ont été absorbés par une anticipation de nos déplacements sur l’année, consistant à les diminuer.

L’agence Auditoire a orchestré un show digne des concerts donnés dans l’enceinte de Paris La Défense Arena  - © D.R.
L’agence Auditoire a orchestré un show digne des concerts donnés dans l’enceinte de Paris La Défense Arena - © D.R.

Quels enseignements tirez-vous de cette expérience ?

F.A. : Un fort engagement interne. L’événement a marqué les esprits et permis de lancer le projet d’entreprise dans une dynamique d’adhésion collective. Il a aussi généré des retours très positifs de l’ensemble des partenaires qui ont œuvré sur cet évènement et qui n’avaient pas retrouvé un équivalent depuis les manifestations des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris

De façon plus globale, quelle place occupe l’événementiel dans votre stratégie de communication ?

F.A. : C’est un levier clé de communication interne. Nous organisons environ 60 événements par an pour mobiliser les équipes. Dans nos métiers de service, la reconnaissance est essentielle, et l’événementiel y contribue directement.

Dans nos métiers de service, la reconnaissance est essentielle, et l’événementiel y contribue directement.

Vous cumulez deux casquettes : Directeur communication et RSE. Sur ce périmètre, quels sont vos principaux enjeux pour les années à venir ?

F.A. : Nous poursuivons notre trajectoire de réduction des émissions carbone, tout en renforçant notre impact sociétal, notamment via la prévention des risques. Un risque évité, c’est un impact environnemental en moins. Nous orientons également nos investissements vers la transition énergétique et démographique, en soutenant les territoires.

Votre approche de la RSE a-t-elle évolué ces dernières années ?

F.A. : Nous agissons plus en profondeur dans nos métiers en recherchant l’impact concret intégré au cœur de nos offres. Cela implique de nouveaux indicateurs et un niveau d’exigence accru.

Cet engagement se traduit-il par des actions concrètes, notamment à travers des programmes ou des partenariats ?

F.A. : Absolument. Nous venons de créer une fondation d’entreprise, structurée autour de deux axes : la prévention des risques et la protection des personnes vulnérables. Nous finançons notamment un programme de recherche sur la maladie de Parkinson et poursuivons notre engagement en faveur des aidants. L’objectif est clair : inscrire durablement notre activité dans une logique d’utilité sociale.